Vous est-il déjà arrivé de chercher frénétiquement pendant de longues minutes un dossier important, vos clés, vos lunettes, ou même l’emplacement de votre voiture garée ?

Cette quête épuisante vous a sûrement laissé agacé.e, énervé.e, voire totalement stressé.e.

Vous êtes-vous surpris alors à rejouer mentalement les dernières scènes, à refaire le film de vos actions dix fois dans l’espoir de retrouver l’endroit précis où l’objet a été déposé ?

Ces moments sont le reflet de ce que j’appelle le « pilotage automatique ».

Notre esprit est tellement submergé par une multitude de pensées que nos actions quotidiennes et notre présence à nous-mêmes passent au second plan.

Ne pas se fier uniquement à son cerveau : un allié parfois trompeur

Il est tentant de croire que notre mémoire est un enregistrement parfait de notre passé.

Pourtant, la réalité est bien différente : notre cerveau, bien que formidable, n’est pas toujours l’allié de confiance que nous imaginons.

Même si certains peuvent se vanter d’avoir une « bonne mémoire », nos souvenirs sont souvent distordus par de fameux biais cognitifs.

Ces raccourcis mentaux, bien que pratiques pour traiter l’information rapidement, peuvent nous induire en erreur :

  • Le biais de confirmation : nous avons tendance à nous souvenir plus facilement des informations qui confirment nos attentes ou nos croyances. C’est ce qui nous fait dire avec conviction : « Je suis pourtant sûr de l’avoir rangé ici ! ».
  • Le biais de récence : les événements récents sont souvent mieux ancrés dans notre mémoire. Si votre rangement est un peu « ancien » et n’a pas été consolidé, il risque d’échapper à votre souvenir et alors vous pouvez compter les heures pour trouver l’objet rangé, parfois dans un endroit très surprenant !
  • Reconstruction des souvenirs : chaque fois que nous nous remémorons un événement, notre cerveau ne le « lit » pas simplement, il le « reconstruit ».

Lors de cette reconstruction, de petits détails peuvent être modifiés, omis, ajoutés, ou même influencés par nos émotions du moment, voire les informations glanées auprès de notre entourage … « Mais si je t’ai vu le déposer ici la dernière fois… ».

Pour éviter ces biais bien connus et ne plus dépendre d’une mémoire parfois illusoire, il est crucial de s’appuyer sur une organisation extérieure.

Optimiser son espace environnant pour libérer sa charge mentale

Voici un conseil que je m’applique autant que possible : un espace au clair pour y voir plus clair !

D’après mon expérience, une grande partie de notre surcharge mentale provient d’une perte d’énergie à chercher et à nous agiter dans tous les sens, sans objectif précis et dans des espaces de vie parfois désordonnés.

Sans renier les joies d’un lieu de vie personnel animé, un espace « optimisé », quelle que soit la pièce considérée, permet de gagner en gestion de son temps et en sérénité.

Cela vous permet :

  • De réduire votre agitation et donc votre stress : moins de temps passé à chercher peut limiter votre frustration ressentie.
  • De gagner du temps sur votre journée : chaque chose à sa place favorise une ritualisation pour plus d’efficacité et plus de temps pour vos projets, votre temps pour vous …
  • D’améliorer votre concentration : un esprit plus serein favorise une meilleure attention qui parvient à se focaliser et qui ne se dilue pas.
  • De diminuer la charge mentale : c’est un des bénéfices essentiels. Votre cerveau n’aura plus besoin de scanner sans cesse l’environnement pour retrouver l’emplacement des objets, ce qui libère de l’espace pour d’autres pensées.

Un environnement organisé est une stratégie proactive pour contourner les faiblesses de notre mémoire et vivre un quotidien plus apaisé et productif.

Analyser son organisation avec un tiers bienveillant

Même avec la meilleure volonté du monde, il est souvent difficile de revoir seul.e son organisation.

Les habitudes sont profondément ancrées, et notre cerveau, maître de la simplification, a tendance à considérer que « tout va bien ainsi », même quand le désordre nous coûte du temps et de l’énergie.

Il n’est pas toujours simple d’identifier les véritables zones d’optimisation quand on a le nez dans le guidon.

C’est là qu’intervient l’intérêt d’un regard extérieur.

Un tiers bienveillant, un professionnel de l’accompagnement, peut offrir une perspective nouvelle.

Cette personne n’est pas soumise aux mêmes biais cognitifs que vous concernant votre espace. Elle pourra pointer du doigt des incohérences, suggérer des solutions auxquelles vous n’auriez pas pensé, ou simplement valider des intuitions que vous n’osiez pas suivre.

C’est un véritable partenaire de réflexion qui vous aide à voir au-delà de vos propres perceptions et à débloquer des situations qui semblaient inextricables.

La gestion de son espace personnel est un précieux atout à cultiver pour alléger sa charge mentale et gagner en sérénité.

Elle demande parfois un petit coup de pouce pour démarrer ou se réaligner.

Et vous, avez-vous déjà envisagé de faire appel à un regard extérieur pour vous aider à optimiser votre environnement ? Si vous le souhaitez on en parle ensemble.