« Et si cela se passe mal ? » : quand le cerveau part en scénario catastrophe
Vous envoyez un message à votre manager.
Pas de réponse.
Alors que votre collègue pense et vous dit « Il est en réunion », vous ne pouvez-vous empêcher de penser « Il est énervé contre moi, j’ai dû faire quelque chose qui n’allait pas…Je vais sûrement me faire convoquer et me faire remonter les bretelles »
Une même situation, mais deux façons très différentes de penser et de voir la réalité
Ce n’est pas de la dramatisation volontaire.
C’est un mécanisme cognitif bien réel du cerveau
Chez les personnes plus anxieuses il y a une hypervigilance et une crainte du danger toujours plus présente.
C’est un biais cognitif qui sert de défense et qui s’appelle : la catastrophisation
Dans le quotidien, ça peut ressembler à cela
« Mon enfant ne répond pas au téléphone, il lui est forcément arrivé quelque chose »
« J’ai fait une erreur au travail, je vais perdre mon poste »
« Je vais voir mon médecin, il va me trouver quelque chose de grave »
« Mon ami ne m’a pas rappelée, je l’ai blessé sans m’en rendre compte » …
Le cerveau construit une histoire.
Une histoire crédible pour soi, mais une histoire épuisante car tout cela a un coût énergétique bien réel.
Le cerveau consomme une énergie cognitive énorme pour gérer une menace qui n’existe pas encore … et n’existera peut-être jamais.
Ce n’est pas une faiblesse. C’est une sorte de schéma relationnel construit très tôt
Dans un environnement imprévisible, une relation insécure a pu se construire, avec des expériences qui ont appris à toujours se tenir prêt.e …au pire.
La bonne nouvelle ?
Le cerveau reste plastique et il est possible de travailler ses croyances, ses schémas inscrits comme des vérités.
C’est souvent ce que nous explorons côte à côte lors d’un accompagnement personnalisé, car comprendre son histoire et ses schémas aide à les assouplir, à les rendre moins épuisants
Et vous, avez- vous un exemple de scénario catastrophe qui revient souvent ?
On en parle ensemble si vous le souhaitez !