La surcharge mentale : et si les raisons n’étaient pas à trouver qu’à l’extérieur de soi

J’entends souvent des raisons spontanées liées à des sources extérieures pour expliquer la surcharge vécue au quotidien :

  • « Il/Elle ne m’écoute pas assez »,
  • «Il / Elle attend que je lui demande »,
  • « De toute façon cela ne pourra jamais changer »
  • « Je fais mieux que lui / qu’elle »
  • « Je suis obligé.e de faire toujours plus pour qu’on reconnaisse mes mérites »
  • « Personne ne me reconnait à ma juste valeur »

Comme si quelque chose était figé dans le marbre, sans évolution possible.

Le piège de l’externalisation

Les facteurs extérieurs existent, certes. Mais à force de ne regarder que ce qui vient de l’extérieur, on finit par s’enfermer dans une impuissance apprise, comme une forme de fatalisme où l’action n’est plus possible

Quand on place 100% de la faute chez l’autre, on lui donne 100% du pouvoir sur notre propre évolution.  Si c’est de « la faute des autres », il devient complexe de sortir de son épuisement ou de ses schémas répétitifs.

Reconnaître sa part : un acte de libération

Identifier sa part de responsabilité, ce n’est pas s’en vouloir. Bien au contraire.

C’est reprendre les commandes sur les choses sur lesquelles il est possible d’agir. C’est accepter de (re)devenir le décisionnaire de sa vie au travers d’une évolution vivante et dynamique.

Regarder sa propre part d’ombre dans son quotidien, c’est s’offrir la lumière pour changer la donne.

Selon son vécu personnel, c’est accepter de :

  • Lâcher « le besoin de contrôle » qui a rassuré pendant si longtemps,
  • Renoncer à croire que l’autre peut deviner par magie des besoins qu’il est important d’exprimer clairement,
  • Cesser de s’imposer des standards de perfection en quête d’une reconnaissance ou d’un idéal hyper exigeant
  • S’incarner soi, sans masque pour se protéger…

Décider de faire bouger les lignes

En acceptant l’idée que nous alimentons parfois le système, il devient possible d’ouvrir des portes : cesser de subir, mieux communiquer, et accepter de laisser aller… sans que le monde ne s’écroule autour de soi.

Et vous ? Quelle est la petite part de responsabilité que vous avez découverte récemment et qui vous a permis de souffler un peu ?

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